La Grande Procession de Tournai – 2022

programme

Vendredi 9 septembre à 19h
Veillée de prières en l’honneur de Notre-Dame de la Tombe à l’église de Kain-la-tombe.

Samedi 10 septembre
Office pontifical à 18h à la cathédrale Notre-Dame
Un office pontifical présidé par Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai, sera célébré à 18h. La Maîtrise interprètera la « Missa canonica » de J. Brahms, ainsi que l’ « Ave Maria » de Karl Jenkins, et le cantique Maître du Monde de Haëndel.
Cérémonie de remise des clefs vers 19h20 à la cathédrale Notre-Dame
A l’issue de l’office, M. le bourgmestre de la Ville de Tournai remettra les clés de la Ville à Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai.
Cette cérémonie renoue avec la tradition selon laquelle durant tout le Moyen-Age, la veille de la procession, le Magistrat communal, accompagné des doyens et sous-doyens des métiers, venaient déposer leur offrande à la cathédrale.

Dimanche 11 septembre
Office pontifical à 8h30 à la cathédrale Notre-Dame
Un office pontifical présidé par Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai, sera célébré à 8h30 à la cathédrale Notre-Dame. La Maîtrise interprètera la « Messe pour Saint Séverin » de Michel Bouvard
et le Salve Regina solennel en grégorien.

Sortie de la Grande Procession, chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de Wallonie Bruxelles, à 10h.
Près de 1000 personnes portent reliquaires et statues vénérées dans les églises de Tournai et du Tournaisis et perpétuent une tradition remontant à 1092. Parmi les trésors présentés, des pièces exceptionnelles telles que les grandes châsses de la cathédrale, la châsse de Notre-Dame (1205), celle de Saint-Eleuthère (1243) et celle des Damoiseaux (XVIe s.). Le cortège est ponctué de nombreux groupes musicaux.

Rentrée de la procession à la cathédrale vers 11h45 et bénédiction du Saint Sacrement.
Vers 12h30 sur la place de l’Evêché Mgr l’Evêque de Tournai rendra les clés de la Ville à M. le bourgmestre de la Ville de Tournai, qui les remettra ensuite aux Amis de Tournai au pied du beffroi.

En cas de pluie, un office sera célébré dans la cathédrale à 10h30.
Pendant la procession, adoration du Saint Sacrement à la cathédrale et dans l’église Saint-Brice.
Messe à Allain à 18h.

L’Office du Tourisme, Place Paul-Emile Janson 1 (au pied de la cathédrale), est ouvert de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. Tél. 32 (0)69 22 20 45

 lien vers le site de la Grande Procession de Tournai

Haute couture pour le culte: plaisirs textiles vus par des passionnés

Daniel H. et Josiane Fruman -Cougard sont des experts reconnus en matière de textiles liturgiques anciens. Ils ont offert à la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay la collection qu’ils avaient rassemblée au fil de leurs voyages et de leurs achats en ventes publiques. Reconnue pour sa richesse en France et au niveau international, elle constitue désormais le Trésor brodé de la cathédrale. Invités par les Amis en 2019 à donner une conférence sur l’iconographie des broderies anciennes, ils ont depuis gardé le contact avec Tournai où leurs séjours répétés pour étudier certains vêtements conservés au Trésor sont devenus amicaux. Daniel H. n’a pas manqué de venir assister au défilé en novembre dernier.  Il nous fait partager ses impressions destinées à son blog “plaisirs textiles” illustré de photos de l’événement.


En 1972 Federico Fellini réalisa le film « Roma » dans lequel il incorpore un défilé de mode ecclésiastique d’une durée de presque dix minutes, au cours desquelles son œil sarcastique et son imagination fébrile offrent une vue surréaliste de ce qui peut être cette « mode », si elle se trouve livrée à la création indiscriminée de la « haute couture ». Avec un tel précèdent, la décision des Amis de la Cathédrale de Tournai d’organiser un défilé, Figure 1, « inattendu » de la collection 1450-1950 du vestiaire du culte catholique (il faut bien le spécifier) conservé dans la sacristie de cette vénérable institution était, pour le moins, courageuse et, pour le plus, hasardeuse.

C’est vrai que la mode ecclésiastique, j’insiste, du culte catholique, réserve d’innombrables surprises puisqu’au cours de cinq siècles – de la fin du moyen âge au milieu du siècle dernier – elle a subi des changements qui restent ignorés de la plupart des fidèles et qui ont été influencés par ceux de la pensée et de la mode profane. Il n’est pas mon intention de faire un cours sur l’usage éducatif du décor des habits des prêtres – chasubles, chapes, dalmatiques – et autres linges sacrés. Cependant, entre 1450 et 1650 on offrait au regard un décor d’images de saints personnages ou de scènes historiées, brodées essentiellement avec des matériaux riches qui jouent avec la lumière pour attirer le regard des fidèles.  L’église portait ainsi son enseignement au sein même des cérémonies du culte. Au-delà de 1650, la nécessité de recourir à ces représentations diminue considérablement et on les  remplace par des décors géométriques – arabesques, rubans, cuirs découpes – qu’incorporent peu à peu des vases fleuris, de guirlandes de fruits et fleurs au naturel ou d’imagination, des feuillages et branchages… Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour revenir à une représentation de saints personnages et scènes historiées en association avec une « renaissance » de l’art gothique. Le XXe siècle, surtout pendant sa seconde moitié, prône la simplicité, et se laisse pénétrer par l’art contemporain où l’abstraction, à fort impact visuel, qu’ignore tout récit.

D’après ce qui précède, il faut reconnaitre que les Amis de la Cathédrale de Tournai ont réussi leur gageure. En accompagnant le défilé, comme le fit Fellini, d’un texte explicatif récité par deux locuteurs placés à chaque extrémité de l’estrade, ils l’ont rendu intelligible aux spectateurs.

Pour des raisons de conservation d’une part et de disponibilité d’autre part, puisque elles  se trouvaient au TAMAT  pour l’exposition Habiller le culte, les œuvres les plus anciennes -XVe et début XVIe siècle – et  l’ornement dit « Grand Rouge de Saint-Martin » n’ont pas défilé et seules quelques images ont été montrées dans les deux écrans se trouvant aux extrémités du podium.

Ainsi, on débute le défilé par la mise en scène de l’habillement du prêtre pour la messe, endossant successivement l’amict,  l’aube, le cordon, l’étole, le manipule et la chasuble, Figure 2. On a choisi pour cette démonstration l’ornement blanc de l’abbé de Saint-Martin de Tournai Antoine de Roore datant de 1633. La chasuble est agrémentée sur le devant d’une bande d’orfroi  montrant trois niches superposées, Figure 3, abritant chacune un saint sur un fond de paysage. Sur le dos, et comme il est normal pour un ornement des Pays-Bas du Sud, est fixée une croix latine décorée avec des scènes peuplées de personnages, Figure 4. Dans cette photo on voit aussi en arrière-plan le dos d’une dalmatique appartenant au même ensemble et embellie avec des orfrois à personnages.  D’un ornement dit le Grand rouge de Saint-Jacques de velours brodé d’or en couchure et guipure avec des quadrilobes refermant des symboles se rapportant à Jacques le majeur, la Figure 5 montre une chasuble suivie d’une dalmatique et de deux chapes.  

La  Figure 6 montre une chape de l’ornement dit Grand rouge de Lyon, dont le fond est embelli de broderie d’or formant des grands rinceaux et enroulements portant à leurs extrémités des symboles eucharistiques – des grappes de raisin et des épis de blé – et des fleurs d’imagination. Notez le riche chaperon dont le motif central est la représentation du pélican donnant son sang à ses petits. Il est entouré d’une gloire rayonnante, dont les rayons les plus longs, en haut et sur les côtés, sont un rappel de la Trinité, suivie d’une large bordure reprenant  le décor du corps de la chape.   

Dans les ornements dits « blancs » on peut mentionner, outre celui déjà présenté en figures 2 à 4, la chape de la Figure 7 qui se distingue par le fait que le fond est moderne tandis que les orfrois et le chaperon sont anciens, du XVI siècle, de très belle facture, avec un superbe travail d’or nué et en couchure rehaussé par un relief accentué . Les orfrois sont scandées par des  cartouches circulaires, enfermant  des scènes histories racontant la Vie de la Vierge, séparés par un complexe décor fait de rinceaux feuillagés. La magnifique broderie du chaperon  illustre l’Arbre de Jessé, Figure  qui se distingue, par rapport à d’autres  représentations, par le fait que Jessé, père du Roi David et initiateur de la généalogie de la Vierge et son enfant, est assis sur un trône au lieu de couché ou récliné, comme dans un manuscrit de la bibliothèque de l’Arsenal à Paris.   

La production moderne et contemporaine a été représentée par une série de chasubles de forme gothique exécutées par la maison Grossé, dont nous montrons un exemplaire particulièrement remarquable en Figure 9.

Nous pourrions nous étendre plus longuement sur cet évènement qui se conclut par une « finale » somptueuse, pendant laquelle on a vu défiler en quelques minutes l’ensemble des  ornements sous les applaudissements des spectateurs, conquis par leur beauté, mise en valeur et sublimée par la grandeur du lieu. 

Les Amis de la Cathédrale à TAMAT

https://docs.google.com/presentation/d/e/2PACX-1vQmmd86x0uO2OCWuLV91Zq_tg13Dx8lsPOHACnphcxDqHQdfh6QffTXp02W9Q-77Y1Nuzkh9c82mF0O/pub?start=false&loop=false&delayms=3000

Par les Bénévoles de la cathédrale, un parcours historique conté sur les débuts de la construction

NO TELE ET LA CATHEDRALE NOTRE-DAME DE TOURNAI

Double anniversaire pour la cathédrale de Tournai. En 2020, Notre-Dame a fêté les 20 ans de son classement sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité et célèbrera le 9 mai prochain les 850 ans de sa dédicace. En 1171, l’archevêque de Reims et l’évêque de Tournai consacraient en effet solennellement ce chef d’oeuvre de l’art d’Occident en l’honneur de Notre-Dame.

No Télé s’associe à ce double évènement en diffusant plusieurs émissions dont une trilogie consacrée à la restauration de la cathédrale. 

Les 13 et 27 avril à 20 h, il sera possible de voir ou de revoir les deux premiers documentaires consacrés aux études préparatoires et au fabuleux travail mené sur le terrain par les experts et les ouvriers qui ont oeuvré à la préservation de la nef romane. 

Le dimanche 9 mai à 15h, No Télé diffusera en direct l’office religieux anniversaire des 850 ans de la dédicace à Notre-Dame. Célébré par Monseigneur Guy Harpigny, cet office sera suivi de la réinhumation dans la cathédrale de deux évêques du XIe siècle, Baudouin 1er et Radbod II, dont les dépouilles avaient été mises à jour lors des fouilles archéologiques. Un moment exceptionnel. 

Enfin, No Télé présentera le mardi 11 mai à 20h le 3e et dernier volet de la trilogie. Inédit, il invitera à monter dans les tours de Notre-Dame qui recèlent les plus belles charpentes médiévales d’Europe.

Quatre rendez-vous à ne pas manquer ! A noter qu’ils pourront être également visionnés, uniquement à ces moments-là, sur le site
www.notele.be.

Ils seront également rediffusés sur antenne le jeudi 13 mai à 14h (office) et à 18h (les trois émissions sur la restauration).

 

Quelques infos sur la trilogie des documentaires :

MARDI 13 AVRIL 2021 A 20H – « Au chevet de Notre-Dame »

Durée : 1h 23

Cette première émission a été réalisée en mai 2004. Cinq ans plus tôt, une tornade traversait la ville de Tournai. C’était le 14 août 1999. Déjà fragilisé, le choeur gothique de la cathédrale est frappé de plein fouet. D’importants travaux sont alors menés pour assurer la stabilité de l’édifice. Des études géologiques et archéologiques sont menées. La restauration de la cathédrale de Tournai est lancée. De nombreux experts se penchent “Au chevet de Notre-Dame”. 

Première diffusion le 18 mai 2004

MARDI 27 AVRIL 2021 A 20H – « Notre-Dame de Tournai : histoire d’une restauration »

Durée : 1h 05

Ce deuxième volet de la trilogie emmène dans les coulisses de la restauration de la nef romane en remontant le fil du temps. De 1984 à 2012, historique d’un chantier hors norme.  

Première diffusion le 5 février 2013

 

MARDI 11 MAI A 20H – «  Entre ciel et terre… une restauration vertigineuse “  INEDIT

 Durée : +/- 1h 

Ce dernier volet de la trilogie, totalement inédit, emmènera dans les hauteurs des tours de la cathédrale pour découvrir la restauration de charpentes médiévales parmi les plus exceptionnelles d’Europe.

Les «Amis de la Cathédrale»: quand on aime …

Active depuis vingt ans, l’association a joué un rôle de « lanceur d’alerte » en attirant l’attention sur le 850e anniversaire de la dédicace. Deux expositions, une publication et un « défilé d’ornements liturgiques » figurent à son programme de l’année jubilaire.

La tapisserie de saint Feuillien du Roeulx, la statue de Notre-Dame la Brune, les quatre tapisseries de l’histoire de Jacob, l’« ornement Cottrel », le « Grand Rouge de Saint-Martin », la « chasuble de Thomas Becket », le dais de procession : ces œuvres d’art figurent au « tableau de chasse » des « Amis de la Cathédrale ». Bien sûr, ils n’en sont pas les auteurs, et encore moins les propriétaires. Mais ils se sont penchés et se penchent encore à leur chevet pour leur (re)donner vie. 

A la base des Amis, on trouve deux personnalités qui comptent et ont compté pour la Cathédrale : le chanoine Jean Dumoulin, alors archiviste et conservateur du trésor, et le professeur Jacques Pycke, qui l’assistait dans cette tâche et lui a d’ailleurs succédé. Michel-Amand Jacques, aujourd’hui secrétaire de l’asbl : « L’évêque a d’emblée adhéré à l’idée de cette association de soutien au patrimoine de notre cathédrale et de sensibilisation du public. Les statuts ont été publiés en 2001 – ce qui fait que nous fêtons cette année notre 20e anniversaire – et la première présidente a été Catherine Guisset-Lemoine. Aujourd’hui, c’est Rudy Opsomer qui est notre président. »

La tapisserie de l’histoire de Jacob « Les retrouvailles » porte bien son nom :
l’été dernier, elle a été replacée à la Cathédrale … en attendant
l’exposition au musée des Beaux-Arts

Une mise en réseau

Pour soutenir la restauration d’œuvres d’art de la Cathédrale, les « Amis » n’avaient au début que leur bonne volonté et leur réseau de relations mis à profit pour susciter l’adhésion à leurs projets. Mais comme les projets étaient nombreux et les coûts importants, ils ont ensuite appuyé sur le champignon : « Avec les cotisations de nos membres, cela ne suffisait plus et nous devions ‘jouer dans une autre cour’. Nous avons alors obtenu le soutien de mécènes et de sponsors et l’appui de la Fondation Roi Baudouin pour la déduction fiscale des dons. »

Les Amis travaillent donc avec beaucoup de partenaires, au premier rang desquels figurent bien sûr l’évêché, le chapitre et la fabrique d’église.  L’une des œuvres de longue haleine, c’est la restauration des quatre tapisseries de l’histoire de Jacob, qui datent du 16e siècle et sont conservées au trésor de la Cathédrale. Le travail se termine aux ateliers du CRECIT (Centre de Recherches, d’Essais et de Contrôles scientifiques et techniques pour l’Industrie Textile) et l’on pourra les admirer à l’automne lors d’une exposition qui se tiendra au musée des Beaux-Arts.

Des ateliers renommés

L’autre exposition sera aussi d’envergure. Elle se tiendra, également à l’automne, au TAMAT (musée de la Tapisserie et des Arts Textiles) sur le thème : « Habiller le culte ou les fastes des textiles liturgiques de la Cathédrale de Tournai ». On y verra notamment l’« Ornement Cottrel » et le « Grand Rouge Saint-Martin », sortis au 18e siècle des ateliers Dormal et Ponce. Ces ateliers, qui étaient situés à Ath, feront l’objet d’une publication scientifique qui permettra d’en savoir plus sur la prospection, les commandes, les livraisons de cet établissement.

Et pour clôturer ce panel d’événements, les Amis annoncent, à une date à définir, une présentation d’ornements liturgiques à la Cathédrale. Ce sera un véritable défilé, sur un podium, car les vêtements seront portés et commentés.

La restauration des quatre tapisseries s’achève dans les ateliers du CRECIT

La grande notoriété de la Cathédrale

Si ces quatre rendez-vous ont été fixés à la rentrée, ce n’est pas un hasard puisqu’ils coïncideront avec la Grande Procession qui se déroule traditionnellement le 2e dimanche de septembre. L’édition 2021 est donc programmée au 12 septembre. Ce jour-là, le somptueux cortège aura des observateurs inhabituels : des représentants d’une vingtaine de grandes cathédrales françaises. Ce sont les membres de la FASAC (Fédération des associations et sociétés des Amis des Cathédrales) à laquelle Tournai a adhéré voici peu de temps.

Une rencontre qui s’est faite de manière impromptue : « Je travaillais en France, dit Michel-Amand Jacques, et je me suis trouvé en contact professionnel avec le président des Amis de la Cathédrale Notre-Dame de la Treille à Lille. L’idée est ainsi née d’une adhésion de Tournai à cette fédération jusque-là composée uniquement de cathédrales françaises. Le temps de modifier leurs statuts et nous entrions dans cette association. Nous y avons été chaleureusement accueillis et nous avons découvert que notre cathédrale jouissait d’une notoriété et d’une image de marque dont nous n’avions nous-mêmes pas conscience. »

Au contact de « leur » cathédrale depuis vingt ans, les « Amis » ont été ainsi les premiers à se rendre compte, dès 2019, qu’on fêterait en 2021 les 850 ans de la dédicace. Et fidèles à leur politique de réseaux, les « Amis » n’ont pas manqué d’attirer l’attention des institutions religieuses et des pouvoirs publics sur ce jubilé. Après Paris et Amiens, c’est donc au tour de Tournai de fêter ce prestigieux jubilé…

Hubert Wattier

Contact

Amis de la Cathédrale de Tournai, asbl, Place de l’Evêché, 1 à 7500 Tournai
tél. 0479 860 423 – contact@amis-cathedrale-tournai.be 
http://www.amis-cathedrale-tournai.be/ 

avenue Van Cutsem

n° 26

Cette maison de style louisquatorzien a été construite au XVIIIe siècle. Constituée de trois travées de deux niveaux, elle comporte un soubassement appareillé en pierre. Cet appareillage se retrouve également au niveau des encadrements des baies à six jours. La verticalité de la façade est contrebalancée par les bandeaux saillants des linteaux et des seuils des percements qui en soulignent l’horizontalité. Les allèges et l’entablement de l’étage sont entièrement en briques. Posée sur une corniche postérieure, la toiture en tuiles présente une croupe frontale à coyau et est percée d’une lucarne. Maison classée en août 1989. Source de l’information : Institut du Patrimoine Wallon

balcon à grille en fer forgé

Croix des chanoines du XVIIIe siècle

Communique-de-presse_croix-chanoine-Tournai

Symbolique chrétienne

Plus d’une fois, des visiteurs du trésor m’ont demandé si les aigles lutrins évoquaient Saint Jean, s’étonnant que, du tétramorphe, seule la figure de cet évangéliste ait été retenue comme support de la Parole de Dieu. Pourquoi pas le taureau, l’ange ou le lion ?

D’autres questions à propos de symboles m’ont décidé à en rechercher les significations et à les communiquer dans cette revue. Au fil de la place qu’elle serait en mesure de réserver à ce très vaste sujet, quelques grands thèmes symboliques pourraient être présentés dans la suite.

Avant de développer, cette fois, les symboles de l’aigle et du pélican, qui sont parmi les plus répandus, il convient de jeter un rapide coup d’œil sur les origines de la symbolique chrétienne.

                                                                                                    P.-L. Navez, chanoine

Dédicace de la cathédrale: 850e anniversaire

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