AuthorDaniel Delecaut

Par les Bénévoles de la cathédrale, un parcours historique conté sur les débuts de la construction

  • ... dans le cadre du 850e anniversaire de la dédicace de la cathédrale de Tournai

NO TELE ET LA CATHEDRALE NOTRE-DAME DE TOURNAI

Double anniversaire pour la cathédrale de Tournai. En 2020, Notre-Dame a fêté les 20 ans de son classement sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité et célèbrera le 9 mai prochain les 850 ans de sa dédicace. En 1171, l’archevêque de Reims et l’évêque de Tournai consacraient en effet solennellement ce chef d’oeuvre de l’art d’Occident en l’honneur de Notre-Dame.

No Télé s’associe à ce double évènement en diffusant plusieurs émissions dont une trilogie consacrée à la restauration de la cathédrale. 

Les 13 et 27 avril à 20 h, il sera possible de voir ou de revoir les deux premiers documentaires consacrés aux études préparatoires et au fabuleux travail mené sur le terrain par les experts et les ouvriers qui ont oeuvré à la préservation de la nef romane. 

Le dimanche 9 mai à 15h, No Télé diffusera en direct l’office religieux anniversaire des 850 ans de la dédicace à Notre-Dame. Célébré par Monseigneur Guy Harpigny, cet office sera suivi de la réinhumation dans la cathédrale de deux évêques du XIe siècle, Baudouin 1er et Radbod II, dont les dépouilles avaient été mises à jour lors des fouilles archéologiques. Un moment exceptionnel. 

Enfin, No Télé présentera le mardi 11 mai à 20h le 3e et dernier volet de la trilogie. Inédit, il invitera à monter dans les tours de Notre-Dame qui recèlent les plus belles charpentes médiévales d’Europe.

Quatre rendez-vous à ne pas manquer ! A noter qu’ils pourront être également visionnés, uniquement à ces moments-là, sur le site
www.notele.be.

Ils seront également rediffusés sur antenne le jeudi 13 mai à 14h (office) et à 18h (les trois émissions sur la restauration).

 

Quelques infos sur la trilogie des documentaires :

MARDI 13 AVRIL 2021 A 20H – « Au chevet de Notre-Dame »

Durée : 1h 23

Cette première émission a été réalisée en mai 2004. Cinq ans plus tôt, une tornade traversait la ville de Tournai. C’était le 14 août 1999. Déjà fragilisé, le choeur gothique de la cathédrale est frappé de plein fouet. D’importants travaux sont alors menés pour assurer la stabilité de l’édifice. Des études géologiques et archéologiques sont menées. La restauration de la cathédrale de Tournai est lancée. De nombreux experts se penchent “Au chevet de Notre-Dame”. 

Première diffusion le 18 mai 2004

MARDI 27 AVRIL 2021 A 20H – « Notre-Dame de Tournai : histoire d’une restauration »

Durée : 1h 05

Ce deuxième volet de la trilogie emmène dans les coulisses de la restauration de la nef romane en remontant le fil du temps. De 1984 à 2012, historique d’un chantier hors norme.  

Première diffusion le 5 février 2013

 

MARDI 11 MAI A 20H – «  Entre ciel et terre… une restauration vertigineuse “  INEDIT

 Durée : +/- 1h 

Ce dernier volet de la trilogie, totalement inédit, emmènera dans les hauteurs des tours de la cathédrale pour découvrir la restauration de charpentes médiévales parmi les plus exceptionnelles d’Europe.

avenue Van Cutsem

n° 26

Cette maison de style louisquatorzien a été construite au XVIIIe siècle. Constituée de trois travées de deux niveaux, elle comporte un soubassement appareillé en pierre. Cet appareillage se retrouve également au niveau des encadrements des baies à six jours. La verticalité de la façade est contrebalancée par les bandeaux saillants des linteaux et des seuils des percements qui en soulignent l’horizontalité. Les allèges et l’entablement de l’étage sont entièrement en briques. Posée sur une corniche postérieure, la toiture en tuiles présente une croupe frontale à coyau et est percée d’une lucarne. Maison classée en août 1989. Source de l’information : Institut du Patrimoine Wallon

balcon à grille en fer forgé

Croix des chanoines du XVIIIe siècle

Communique-de-presse_croix-chanoine-Tournai

Symbolique chrétienne

Plus d’une fois, des visiteurs du trésor m’ont demandé si les aigles lutrins évoquaient Saint Jean, s’étonnant que, du tétramorphe, seule la figure de cet évangéliste ait été retenue comme support de la Parole de Dieu. Pourquoi pas le taureau, l’ange ou le lion ?

D’autres questions à propos de symboles m’ont décidé à en rechercher les significations et à les communiquer dans cette revue. Au fil de la place qu’elle serait en mesure de réserver à ce très vaste sujet, quelques grands thèmes symboliques pourraient être présentés dans la suite.

Avant de développer, cette fois, les symboles de l’aigle et du pélican, qui sont parmi les plus répandus, il convient de jeter un rapide coup d’œil sur les origines de la symbolique chrétienne.

                                                                                                    P.-L. Navez, chanoine

Dédicace de la cathédrale: 850e anniversaire

20200903-850-ans-cathedrale

Les Anges vous accueillent …

En juillet 2002, à l’occasion de la réouverture de la Cathédrale après une première série de travaux de stabilisation, un groupe de Bénévoles a été constitué sous l’impulsion du Doyen du Chapitre, le Chanoine Joseph Bourez.

Le public pouvait à nouveau accéder à une partie de l’édifice, redécouvrir la splendeur de son architecture, la richesse de ses sculptures et de ses trésors artistiques, deviner l’ampleur de la restauration à venir, et pour les croyants, renouer avec leurs pratiques pieuses.

Cette réouverture réjouissait tout le monde et était le résultat des efforts conjugués de toutes les parties concernées par l’état de Notre-Dame, depuis le Chapitre et son personnel jusqu’aux responsables des fouilles et aux autorités du chantier.

Pour des raisons de sécurité, de surveillance discrète, autant que d’accueil ou de pastorale, il n’était plus pensable de laisser l’édifice vide de toute présence humaine en dehors des heures d’offices, comme nous l’avions parfois connu par le passé. Une Cathédrale vivante, même aussi meurtrie que ne l’est Notre-Dame pour l’instant, se devait d’être dotée d’une équipe d’accueil dévouée. C’est dans cette optique que le groupe des Bénévoles s’est mis en place.

Ces volontaires organisent un accueil chaleureux qui frappe tous les visiteurs de la Cathédrale. A ceux qui leur posent des questions à propos du culte à la Cathédrale et dans la ville, ils transmettent les renseignements essentiels. Aux touristes de tous les pays attirés par ce monument classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, ils fournissent les explications de base avant de les renvoyer vers l’Office du Tourisme, aux Guides de la Ville, vers les salles du Trésor. Aux Tournaisiens qui viennent vérifier les rumeurs qui courent à propos de la grande dame malade, ils indiquent l’évolution des travaux. Ils sourient, ils parlent, ils rangent un peu… En un mot, ils accueillent et donnent de notre Cathédrale dans la ville une image sympathique.

A raison de quatre tours de garde par jour, ceux que l’on appelle parfois les “anges gardiens de la Cathédrale” sont au poste, discrets, à peine reconnaissables à leur minuscule badge.

Ils connaissent les foules des mois de vacances et des événements patrimoniaux et religieux. Ils profitent de la fraîcheur de la Cathédrale en été et résistent aux rigueurs de l’hiver, ou aux courants d’air du chantier. Ils voient défiler les hordes de touristes, mais vivent aussi les petits matins recueillis des visiteurs de Notre-Dame la Brune ou du Saint Sacrement. Belges, Américains, Allemands, Français, Anglais, Italiens, Néerlandais, Sud-Américains, Espagnols, Portugais, Asiatiques, spécialistes ou simples curieux, les ont rencontrés pour un bref salut, ou pour des conversations à bâtons rompus. Tous ressortent de l’édifice charmés par leur accueil discret.

Qui sont donc ces personnages? Une bonne trentaine de dames et de messieurs qui se renouvellent de temps en temps. Versés en histoire, simplement amoureux de leur Cathédrale, intarissables à propos de notre cité, discrets répondant au mieux aux interrogations, ils diffusent tous chaleur humaine et amour de leur Cathédrale et de leur ville. Sans formation particulière, pas nécessairement polyglottes, ils sont accueillent les visiteurs et démontrent dans les faits que notre ville était bien digne d’abriter deux monuments Unesco.

Pour ceux qui souhaitent rejoindre l’équipe des volontaires bénévoles de la Cathédrale, le mieux est d’envoyer noms et coordonnées au Coordinateur du groupe. La Cathédrale a toujours besoin d’anges supplémentaires!

Contact: Francis Vande Putte, Rue Octave Leduc 13 à 7500 Tournai (Belgique).

excursion 2018 : Audenarde – Renaix

Après Tongres en 2016 puis Aix-la-Chapelle en 2017, les Amis proposaient, cette année, Oudenaarde et Renaix comme destinations de sortie 2018.

Oudenaarde, première ville flamande en aval de Tournai dans le val d’Escaut, ville drapière et haute-lissière, affiche un patrimoine de qualité parfaitement restauré et mis en valeur, outil d’une politique touristique réfléchie et prospective.

La halle aux draps construite au 14e siècle en pierre de Tournai abrite une présentation originale de l’histoire de la ville mêlant des pièces historiques aux techniques contemporaines. La grande salle sous l’impressionnante charpente gothique est consacrée aux tapisseries à thème historique et aux célèbres verdures.

L’hôtel de ville gothique brabançon, bâtiment de référence avec celui de Louvain, abrite pour l’été, la première rétrospective de l’œuvre du peintre Adriaen Brouwer, dit le maître des émotions, artiste local, contemporain de Rubens, trait d’union entre

la tradition breughélienne et la peinture de genre du 17e siècle. Des guides nous ont expliqué cette personnalité très riche.

Après un déjeuner libre, l’après-midi a été consacrée à une visite guidée de l’impressionnante église Sainte-Walburge : elle associe le gothique brabançon par sa haute tour et sa nef à l’architecture tournaisienne de la vallée de l’Escaut par son chœur qui est une copie de celui de Saint-Jacques de Tournai. Le très riche mobilier (tableaux, autels à retable, tapisseries) témoigne de l’aisance de la ville au 17e siècle.

Sur le chemin du retour avant un arrêt à Renaix, nous sommes passés sur les rives de l’Escaut, à côté de l’église Notre-Dame de Pamele.  Construite de 1234 à 1265, contemporaine de Sainte-Marie-Madeleine de Tournai (1252), elle permet de juger de l’évolution du style gothique tournaisien.  A proximité, une riante polychromie réjouit le fort bel ensemble que forme l’abbaye du Val des Vierges (Maagdendale).

A Renaix enfin, la collégiale Saint-Hermès possède la crypte romane  (1089) qui fait défaut à la cathédrale de Tournai.  Au Moyen âge, les reliques de ce saint martyr y étaient vénérées pour guérir de la folie.

L’amour du patrimoine est-il une folie à notre époque braillarde ?   Qui donc a déclamé dans le bus du retour en 30 kilomètres l’éloge de la folie d’amour des Amis de la cathédrale pour le patrimoine ?

La tapisserie « Les retrouvailles de Joseph et Jacob »

ACATH_Panneau tapisserie Jacob-3 lutrin

Le coq de la cathédrale

le coq de la cathedrale